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Chalutage : racler les fonds marins est (toujours) autorisé

Y compris dans les aires marines dites "protégées" !

Capture d'écran du site de l'ONG Bloom.

Paru le 31 mai 2022

Ecrit par Elsa de Mqa

Racler les fonds marins grâce à un filet remorqué par un navire, à  400, 600 ou 800 mètres de profondeur… Cela vous semble nuisible pour la biodiversité ? Ça l’est. « Les chaluts profonds dont chacun des panneaux peut peser près d’une tonne et le bourrelet plusieurs tonnes laissent des traces », dit pudiquement l’Ifremer. Cette technique dite de chalutage est « capable de capturer 60 tonnes de poissons en vingt minutes », précise le Fonds mondial pour la nature (WWF). Elle émet autant de carbone que l’aviation mondiale, enchérit une étude publiée dans la revue scientifique Nature.

Las, les députés européens n’ont pas, début mai, jugé bon d’interdire le chalutage en eaux profondes dans les aires marines protégées ! « Un véritable désastre », a réagi immédiatement la fondatrice de l’ONG Bloom, Claire Nouvian. La proposition des Verts a été escamotée par un amendement déposé par Pierre Karlsekind, député LREM et président de la Commission de la pêche du Parlement européen. Amendement soutenu par les autres députés En Marche. Pour résumer, ceux-ci souhaitaient – et ont obtenu – que seules les aires « strictement protégées« , 1 % seulement des eaux européennes, soient interdites de chalutage profond. Elles sont en principe déjà exemptes d’activités « néfastes« .

Des aires protégées… pas assez protégées

Cette décision prouve une fois de plus le manque d’ambition des aires protégées. En cause : une réglementation trop laxiste pour être efficace. Pour rappel, l’Union européenne s’est engagée à passer de 10 % d’aires marines protégées à 30 %.

 

Les votes des eurodéputés français compilés par Bloom.

 

Que trouve-t-on, en eaux profondes ? En Europe, « les pêches dites profondes sont celles qui exploitent en priorité des espèces comme le grenadier de roche (Coryphaenoides rupestris), l’empereur (Hoplostethus atlanticus), le sabre noir (Aphanopus carbo), la lingue bleue (Molva dypterygia) et les requins profonds appelés sikis (Centrophorus squamosus et Centroscymnus coelolepis) », nous dit l’Ifremer. Des espèces à croissance lente et reproduction tardive, qui sont donc très sensibles. Or le chalutage en eau profonde est une technique plus répandue qu’on ne le croit… Elle représente 26% de la pêche mondiale, selon un rapport récent piloté par l’ONG Fauna Flora.

Alors que faire ? Vous pouvez déjà faire un don à l’ONG Bloom pour des aires vraiment protégées !

 

 

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Les commentaires :

La pêche destructrice des fonds et faune marine doivent être interdite.
Nos politiques ne prennent pas du tout en compte la protection de la nature.
Ces mondialement que ça doit être fait.
Je ne mange plus de poisson ppris r des bateaux usines.

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