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12 multinationales se partagent le marché mondial du cacao

La Côte d'Ivoire est le premier producteur de cacao dans le monde. © Rog01

Paru le 30 mars 2021

Ecrit par Déborah

La Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de cacao. Chaque année, environ 1 200 000 tonnes y sont produites, soit  41 % de l’offre mondiale. Une production qui fait vivre un cinquième de la population du pays, selon la Banque mondiale.

Pourtant, l’État africain peine à peser sur les prix. Pour preuve, sur les marchés de négoce du cacao de Londres et de New York, depuis quatre ans, les cours n’ont pas évolué, restant sous la barre des 3 000 dollars la tonne.

L’une des principales raisons : bien que la Côte d’Ivoire maîtrise la production de cacao, ce sont ensuite des multinationales qui contrôlent le broyage, la production de chocolat et la distribution. Plus précisément, selon un rapport de la Banque mondiale, en 2017, cinq entreprises (Barry Callebaut, Cargill, Olam, Bloomer, Guan) se partageaient plus de 75 % du marché mondial du broyage de cacao. Et sept compagnies (Mars, Mondelez, Nestlé, Ferrero, Meiji, Hershey, et Lindt) contrôlaient 75 % du marché mondial pour la production de chocolat industriel. Dès lors, difficile de faire le poids. D’autant qu’il y a une légère surproduction de cacao. Et que la crise du coronavirus a ralenti la demande pendant plusieurs mois. Au final, les planteurs ne perçoivent que 6 % des 100 milliards de dollars par an que représente le marché mondial du cacao et du chocolat.

La Côte d’Ivoire veut reprendre le contrôle de la filière du cacao

Petite avancée : la Côte d’Ivoire a obtenu l’an dernier, avec son voisin le Ghana (20 % de la production mondiale), de la part des multinationales, une prime, appelée « référentiel de revenu décent » (DRD) de 400 dollars (environ 340 euros) par tonne de cacao. Une prime qui s’est traduite par une augmentation de plus de 20 % du prix payé aux planteurs en Côte d’Ivoire. Et, pour la première fois depuis des années, les deux pays ont aligné leurs prix pour éviter les trafics aux frontières.

La Côte d’Ivoire a aussi lancé au mois de septembre la construction de deux usines de transformation du cacao à Abidjan, la capitale économique, et à San Pedro, grand port cacaoyer du sud-ouest du pays. L’objectif, à terme, est de se positionner plus en aval de la chaîne de valeur encore, sur la production du chocolat de couverture et augmenter ainsi la part de valeur ajoutée du pays.

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