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Myriam David, une femme de la mer

Myriam vend le produit de la pêche du Morrigane au port de Sauzon, à Belle-Île en Mer. Elle a bon espoir que la pêche se maintienne dans l’île, d’autant que les goûts s’ouvrent aux poissons délaissés.

Myriam David, une femme de la mer

Paru le 27 mai 2011

Ecrit par Alix Weil

Le nom du bateau de pêche des David, le Morrigane, est celui de la sœur jumelle de la fée Morgane. Morrigane apparaît aux soldats revêtus de leur armure pour leur donner du courage avant le combat. C’est donc un nom parfait pour le Catamaran en acier des David qui affronte l’Océan atlantique pour poser et relever les filets près des côtes déchiquetées de l’île et également les casiers des araignées de mer, des tourteaux et des homards.

Pour Myriam, la pêche que pratique l’équipage du Morrigane a assurément un avenir, comme en témoignent les deux matelots qui ont rejoint l’équipage. Elle va de pair avec le choix d’un bateau de petite taille, 12 mètres, les filets qui respectent la reproduction des poissons et la vente directe du produit de la pêche.

« Tout ce qui est pêché sera vendu, insiste Myriam, nous ne jetons rien. Et si le nombre des poissons stagne encore, en tout cas il ne régresse plus. ».

Cette mère de trois enfants, adjointe au maire de la commune de Sauzon, se réjouit en constatant que les goûts des clients s’ouvrent aux poissons délaissés comme le carrelet ou le merlu. « Aujourd’hui tout le monde devrait pouvoir manger du poisson frais », affirme-t-elle, et pour y contribuer, elle nous livre quelques-unes de ses bonnes recettes.

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