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Les bonbons c'est si bon ! Oui, mais...

La face cachée des fraises Tagada, Carambars et Arlequins : derrière les calories, une pointe de dioxyde de titane

Bonbons Crédits Leonard Towers zoom

Des crocodiles de toutes les couleurs, des fraises Tagada moelleuses, des carambars qui collent aux dents, des Arlequins acidulés ou des têtes brûlées qui piquent la bouche. Les enfants en raffolent et il faut avouer que nous aussi.

Avoir un petit faible pour les bonbons n'est pas un drame. Mais évitez d'en abuser. D'une part, ces sucreries n'apportent strictement rien sur le plan nutritionnel. Pas de vitamines, pas de fibres. Niet. Du plaisir, des calories et du sucre. Un bonbon correspond à 10 à 40 calories en fonction de la douceur choisie. Selon l'Organisation Mondiale de la Sante (OMS), il suffit de manger trois bonbons acidulés pour dépasser le seuil de sucres libres recommandé de 25 grammes par jour.

Les bonbons, mauvais pour la santé ?

Sans parler du fait que vos dents n'apprécient pas vraiment ces excès de sucre. Trop de bonbons ingérés, c'est une carie gagnée ! Pensez à bien vous laver les dents après les repas, en particulier si vous avez mangé des sucreries.

Mais les bonbons pourraient avoir des effets plus néfastes encore. Selon une étude réalisée par une équipe de l'université de Southampton, en Angleterre, les additifs alimentaires, conservateurs et colorants présents dans les bonbons favoriseraient les comportements suractifs, impulsifs mais aussi l'inattention qui accompagne les troubles de l'activité.

Une autre étude, menée par l'association Agir pour l'environnement, pointe du doigt les nanoparticules de dioxyde de titane présentes dans les paquets de sucreries. Ces petites molécules sont utilisées comme additif alimentaire pour rendre les aliments plus blancs ou plus brillants. On peut les repérer sur les étiquettes sous le nom de E171. Le problème, c'est que ces particules sont tellement petites qu'elles sont capables de franchir la barrière de l'intestin, voire celle du cerveau ou des reins. Et qu'elles sont classées comme cancérigènes probables si inhalées. A l'heure actuelle, elles sont pourtant autorisées dans les bonbons.

Gare aux additifs

Globalement, ce sont les additifs qui posent problème dans les bonbons. Ceux « qui piquent » contiennent plus d'additifs encore. De l'acide citrique et malique qui leur donne leur acidité. Mais qui peuvent aussi être à l'origine de troubles buccaux, intestinaux, de brûlures de la langue ou même entraîner des réactions allergiques.

Et n'allez pas penser que la solution est de se tourner vers les bonbons bio ou vegan. Certes la gélatine d'origine animale est remplacée par de l'agar-agar, mais la part de calories et de sucre reste bel et bien intacte. Le mieux est donc d'en manger occasionnellement et d'éviter de se goinfrer. De cette façon, pas d'impact négatif sur la santé et pas de risque du fameux coup de barre dû à un trop plein de sucre (l'hypoglycémie réactionnelle).

Dernier conseil : attention à ne pas trop « récompenser » vos marmots avec des bonbons. Une étude menée par trois universités britanniques a montré que cela incitait les enfants à relier alimentation et émotions, et que cela favorisait ainsi les troubles de l'alimentation, ou du moins la tendance à manger davantage sous l'effet du stress ou de l'émotion.